Résumé de thèse de Grégoire Mercier


Études de modèles de compression et de fusion de données satellitaires pour images de télédétection multisources dans le cadre d'une utilisation opérationnelle en temps réel pour des stations éloignées.


Ce mémoire de thése est consacré à la compression des images de télédétection (radar à ouverture synthétique --SAR--, multispectrales et hyperspectrales). La compression a pour but de pouvoir acheminer, à faible coût, des images de grande taille dans le cadre d'une utilisation opérationnelle : routage d'un navire brise-glace grâce à la transmission d'images de glace de mer, analyse géomorphologique à partir d'images de forêt tropicale transmises sur site à des géologues.

La compression de telles images a d'abord été considérée avec peu de connaissance a priori. Plusieurs techniques ont alors été proposées répondant à des critéres de compression bien définis : modélisation auto-régressive de coefficients d'ondelettes pour des images SAR texturées (forêt Guyanaise), quantification vectorielle basée sur l'arboresence de coefficients significatifs de la transformée en ondelettes pour des images non-homogénes (forêt Guyanaise avec bord de mer, glace de mer, champs bocagers), quantification vectorielle spectrale essentiellement dédiée aux images hyperspectrales.

En fait, la compression des images de télédétection peut être entreprise à travers une approche multitemporelle ou multicapteur. Une technique proche du formalisme fractal a ainsi été développée pour comprimer, grâce à de multiples options différentes, des images radar (recalées ou non), ainsi que des images multispectrales. Cette approche est particuliérement intéressante en télédétetion puisqu'elle permet, outre l'obtention de taux de compression trés intéressants, de définir de nouvelles stratégies de segmentations et de classifications par simple relecture du code comprimé.

L'évaluation de la perfomance des algorithmes proposés, non pas à l'aide du compromis débit-distorsion, mais à l'aide d'une série de classifications et de segmentations, permet de conclure à la pertinence des travaux effectués et invite à poursuivre sur la voie ouverte par certaines méthodes proposées, telles la quantification arborescente avec raffinement, la quantification spectrale et l'approche multitemporelle.

Date de soutenance : Vendredi 12 février à 11h au petit amphitéâtre de l'ENSTB

Présentation

Source en postscript

gregoire.mercier@enst-bretagne.fr